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Musique classique et opéra par Classissima

Franz Liszt

jeudi 25 août 2016


Classiquenews.com - Articles

18 août

Anniversaire. Centenaire d’Emil Gilels 1916 – 2016

Classiquenews.com - Articles Anniversaire. Centenaire d’Emil Gilels 1916 – 2016. Emil Gilels, piano. Centenaire 2016. Né à Odessa (actuelle Ukraine, à l’époque en Union soviétique) en octobre 1916, décédé à Moscou en 1985, Emil Gilels est l’enfant d’une famille de musiciens et présente très tôt des dispositions fabuleuses pour le piano, concevant des programmes ambitieux (dès 12 ans) comprenant Beethoven, Chopin, Schumann. En 1930, il rejoint le Conservatoire d’Odessa et suit les leçons de Berta Reingbald. Après avoir obtenu à 16 ans, le premier prix du Concours pour piano de l’Union Soviétique (1933), le jeune Gilels rejoint Moscou en 1935 (18 ans) où il rejoint la classe du célèbre Heinrich Neuhaus. Il y reste jusqu’en 1937. A 21 ans, Gilels capable d’une technique foudroyante, gagne le Concours Ysaÿe à Bruxelles, devant Arturo Benetto Michelangeli. LE PIANISTE DE STALINE… Né en Union Soviétique, Gilels fut le premier russe à pouvoir voyager librement à l’Ouest, malgré la guerre froide. Impétueux, tempérament puissant, Gilels est très vite instrumentalisé par le régime de Staline, devenant l’emblème d’une excellence pianistique russe, en particulier après qu’il soit valorisé par une série de distinctions remises par le régime officiel : Prix Staline (1946), Ordre de Lénine (1961 et 1966), Prix Lénine (1962) : Staline en fait alors un artiste politique, diffusant le prestige du régime soviétique hors du territoire soviétique. Ses tournées occidentales sont suivies par les médias et un public de plus en plus nombreux : à 31 ans, Gilels peut ainsi jouer en Europe, puis fait ses débuts en 1955 (39 ans) aux USA, jouant le Concerto de Tchaikovski à Philadelphie. Nommé professeur de piano au Conservatoire de Moscou en 1952, Gilels réduit à la fin de carrière ses engagements à l’étranger, préférant jouer en Russie. Le centenaire Gilels 2016 (il est né le 19 octobre 1916) est l’occasion de célébrer le talent d’un interprète au jeu puissant, contrasté, capable aussi de nuances énigmatiques. Son répertoire de prédilection se concentre sur les romantiques germaniques : Beethoven, Liszt, Brahms, Schumann, comme ses explorations des Baroques tels JS Bach et Scarlatti ont marqué l’interprétation au piano de pièces originalement écrites pour le clavecin. Bartok, Debussy sont aussi parmi les compositeurs les plus récents qu’il a joué. Profil léonin, artiste peu communiquant, Gilels n’eut jamais la séduction que sut entretenir dans la catégorie du virtuose « maudit », un Richter par exemple. Or la réécoute attentive de son legs musical dévoile aujourd’hui, un interprète majeur, alliant technicité prodigieuse permettant des accélérations foudroyantes, et nuances fabuleusement articulées… soit le mariage miraculeux de la force et du velours. CD. Pour célébrer son centenaire en octobre prochain, Deutsche Grammophon réédite son fameux récital à Seattle en 1964 ; et Sony classical réédite les enregistrements complets RCA et Columbia du maître russe du clavier, celui qui avec son compatriote Sviatoslav Richter, demeure l’un des plus intéressants interprètes au XXème siècle. Comptes rendus critiques à venir sur classiquenews. VISITER le site officiel de la Fondation Emil Gilels , qui perpétue l’héritage du pianiste né à Odessa en 1916.

La lettre du musicien (Comptes rendus)

23 août

Au Touquet, le piano fait des folies

Sur la Côte d’opale, Le Touquet-Paris-Plage accueille chaque année depuis huit ans un festival où le piano est roi, Les Pianos Folies. De l’édition 2016, foisonnante et jubilatoire, on retiendra nombre de moments forts.Remplaçant le pianiste chinois Muye Wu, la Bulgare Plamena Mangova a donné du Concerto de Grieg une leçon éblouissante de virtuosité habitée, culminant dans la cadence du premier mouvement, où elle fit admirer la diversité et la richesse de sa palette sonore. Dauphine d’Anna Vinnitskaia au concours Reine-Elisabeth 2007, sa sensibilité à fleur de peau émeut davantage que la sensualité débridée de son ancienne rivale, en symbiose parfaite avec le Chopin des Préludes, mais manquant de la simplicité nécessaire pour traduire l’univers des Scènes d’enfants de Schumann. Deuxième prix en 2013 du même concours, Rémi Geniet confirme sa jeune maturité et son affinité avec le Beethoven – des Sonates n°2 et 14 – tout en révolte contenu, préfigurant les audaces instrumentales du Prokofiev de la Huitième Sonate. Du “Chopin espagnol”, Granados, Guillaume Coppola restitue toute la poésie solaire et aristocratique par trois de ses Danses espagnoles et le virtuose Allegro de concert. Boris Berezovsky domestique son trop-plein d’énergie, déployé pour les Etudes d’exécution transcendante de Liszt, pour donner vie à l’animation colorée des Trois Mouvements de Petrouchka. Transcriptions toujours avec le duo Jatekok, Naïri Badal et Adélaïde Panaget, qui nous a proposé une mise à nu révélatrice des innovations harmoniques du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy comme de la révolution rythmique du Sacre du printemps de Stravinsky. Dans l’esprit de rigueur de leur parrain spirituel, György Kurtag. David Kadouch évoque, avec une science consommée de la dynamique et de la couleur, les terreurs cachées dans les Waldszenen de Schumann avant l’implacable montée vers l’horreur du Gaspard de la nuit ravélien. Plus introspective peut-être, la version des mêmes Scènes de la forêt par Claire Désert, complétée par les Papillons et deux mélodies, Widmung et Frühlingsnacht, – miracles de transcriptions de Liszt –, brosse un portrait sans pathos des états d’âme schumanniens. On saluera enfin la production par la compagnie Opéra Côté chœur d’une Traviata de Verdi, dans une mise en scène intimiste de Bernard Jourdain, interprétée par de jeunes professionnels, issus pour la plupart de nos conservatoires supérieurs, à l’instar du chef d’orchestre Frédéric Rouillon et de la Violetta bouleversante de Dorothée Lorthiois. (13 au 21 août)




La lettre du musicien (Comptes rendus)

22 août

Piano virtuose à Dinard

La 27e édition du Festival de Dinard, qui s’est déroulée du 7 au 20 août, a pris fin avec un récital du pianiste Cyprien Katsaris. Liszt, mais aussi Haydn, Schubert et Chopin étaient à l’honneur sous doigts du pianistes d’origine chypriote.Après une période de turbulences, voici deux ans, dues à certaines tensions politiques locales, le Festival international de musique classique de Dinard, a été brillamment repris en main dès 2015 par le pianiste égyptien Ramzi Yassa qui a organisé une programmation très diversifiée, avec de prestigieuses têtes d’affiches comme Ramzi Yassa lui-même, Peter Donohoe, le chœur Tenebrae de Londres, le quintette de la Philharmonie de Berlin ou Cyprien Katsaris, de jeunes artistes confirmés comme la violoncelliste Camille Thomas, en duo avec David Bismuth, des classes de maître avec le grand pédagogue munichois Wolfran Schmitt-Leonardy qui “coachait” quatre jeunes pianistes de très haut niveau. A cela s’ajoutaient des concerts-lecture et des concerts pour les enfants. Le pianiste Cyprien Katsaris clôturait donc le festival avec un de ces programmes hors norme dont il a le secret et dont on chercherait assez vainement l’équivalent chez ses confrères. Improvisation sur des thèmes divers, transcriptions (ébouriffante Chevauchée des Walkyries, air tiré de Don Sanche, l’unique opéra de Liszt, et le Deuxième Concerto de Liszt, réduit – si l’on ose dire – pour piano seul par l’interprète). Avec cela quelques pages classiques (Sonate n°35 de Haydn, Klavierstück n°2 de Schubert, Berceuse et Fantaisie-Impromptu de Chopin, Csardas obstinée de Liszt). Katsaris est un pianiste absolu, aussi à l’aise chez Haydn qu’il interprète avec un humour léger et d’exquises couleurs, que dans les pages visionnaires du romantisme qu’il domine avec aisance, clarté, sans lourdeur et même avec une facilité aimable qui subjugue le public, car l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre et de voir un pianiste se jouer sans effort de tels monuments de virtuosité transcendante. En bis, modestement mais avec profondeur, un simple mouvement de concerto de Marcello transcrit par Bach, musique du silence après les cataclysmes lisztiens. (20 août)

Jefopera

21 août

Avec Liszt à la Villa d'Este (Un été à Rome, 10)

Villa d'Este - photo JefoperaA quelques kilomètres de la villa d'Hadrien se trouve la Villa d'Este.  De 1550 à sa mort, en 1572, le cardinal Hippolyte d'Este, nommé gouverneur de Tivoli par le pape Jules III, fit construire une résidence somptueuse, entourée de fabuleux jardins en terrasses, dans le plus pur style maniériste.   Pirro Ligorio, son architecte, s'inspira de la villa d'Hadrien toute proche, pillant au passage les marbres, les mosaïques et les éléments d'ornementation qui s'y trouvaient encore. Il reprit aussi les techniques d'approvisionnement en eau des anciens Romains pour alimenter les multiples fontaines des jardins. Le soleil est revenu sur Tivoli et la visite des jardins se révèle délicieuse, quoique un peu rapide à mon goût. Parce qu'elle n'a pas envie de rentrer trop tard chez elle, notre guide sonne un vigoureux rappel, invoquant, sans trop y croire elle-même, des embouteillages à l'entrée de Rome. Mais épuisés par cette journée à l'assaut des ruines et des jardins, c'est finalement soulagés que nous regagnons le confortable autocar.   La poésie, la peinture et la musique ont célébré la Villa d'Este. Liszt, qui y fut l'invité du cardinal Gustav Hohenlohe, la prit pour thème de l'une des pièces les plus célèbres, et peut-être la plus belle de ses Années de pélerinage, Les jeux d'eaux à la Villa d'Este.   Je vais laisser France Clidat, très grande dame du piano français, disparue il y a 4 ans, présenter cette œuvre magnifique avec laquelle s'achève notre été romain.  Dans cette pièce, il faut donc que le jeu pianistique imite l’eau le plus possible : les trilles, les trémolos, les traits rapides dans l’aigu, les arpèges et gammes aquatiques, les tierces jaillissantes, tout doit faire couler le clavier, tout doit suggérer cette eau frémissante, cristalline et irisée, dans une sonorité claire et légère : faire oublier les marteaux.  Puis à un moment donné, le climat change, par un ralentissement du tempo, Un poco piu moderato, et une enharmonie qui met en exergue une citation de l’Evangile selon Saint-Jean, inscrite à cet endroit du manuscrit :  « Celui qui boira de cette eau ne sera jamais plus altéré, car l’eau que je lui donne ainsi sera pour lui source de vie éternelle. » (Jean, 4, 14)  Cette parole se situe au moment où Jésus révèle sa nature divine à la Samaritaine, à laquelle il vient de demander à boire au cours d’une halte au bord d’un puits, dans la ville de Sychar.  La présence de ce verset à cet endroit-là change l’atmosphère du tout au tout, et il faut le transmettre à l’auditeur, à travers cette mélodie passionnée, sur une pédale de ré majeur, accompagnée par des arpèges de doubles croches. Liszt est vraiment un grand mystique. Il cherche à transmettre, par le biais du piano, la métamorphose de l’eau bucolique, poétique, de nature humaine, en eau lustrale, baptismale, de nature divine.    



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12 août

Le blog de l’été (6) – Ce jour-là : 18 juillet 1889

Emmanuel Chabrier (1841-1894), l’auteur de la Joyeuse Marche avait de l’esprit, beaucoup d’esprit ; mais son zèle tétralogique n’était pas moindre. (Dessin de « La Revue illustrée » du 15 juin 1887) Ce jour-là, Emmanuel Chabrier a pris de bon matin le chemin de la gare de l’Est, « la plus belle gare du monde », dit-on. Ce jour-là, Emmanuel Chabrier, ayant acheté un billet de deuxième classe pour la modique somme de 111,75 fr, est parti pour Bayreuth où il est arrivé fort tard dans la soirée, accueilli par son ami, le ténor Ernest Van Dyck et sa famille. Ce jour-là, jeudi 18 juillet 1889, l’auteur de la Bourrée fantasque s’installait pour deux petites semaines dans la cité wagnérienne – pèlerinage oblige ! Au programme de cet encore jeune Festival : Parsifal toujours à l’affiche depuis 1882, Tristan et Isolde et Les Maîtres Chanteurs pour la deuxième fois. Un pieux mensonge La passion wagnérienne avait saisi Chabrier dix-sept ans auparavant lorsqu’à vingt ans, il avait recopié la partition d’orchestre de Tannhaüser ; il avait été à Londres pour la Tétralogie, à la Monnaie de Bruxelles pour La Walkyrie, il avait secondé Charles Lamoureux lequel, dans ses « Nouveaux concerts », avait affiché en dix ans à 320 reprises le nom de Wagner. Il s’était même permis un pieux mensonge quand, attaché à son bureau du Ministère de l’Intérieur, il avait filé à Munich, en compagnie de d’Indy et de Duparc, pour entendre Tristan et prétendu un voyage à Bordeaux « pour affaires personnelles » – avant d’avouer : « Comme je n’ai jamais menti, je vous dois, in petto, la vraie vérité et la voici : je ne vais pas du tout à Bordeaux. Depuis bientôt dix ans – et vous pensez s’il a dû croître depuis cette époque –, j’avais un désir fou de voir représenter Tristan et Iseult (sic !) de Richard Wagner. On ne voit ça qu’en Allemagne, et ce chef-d’œuvre se joue dimanche à Munich […] Voilà mon crime, Monsieur le Chef de bureau… » De santé fragile, mais de fort tempérament, l’employé modèle demandera, après dix-neuf années de bons et loyaux services, d’être mis en disponibilité… Le ténor Ernest Van Dyck, le mentor wagnérien de Chabrier Quant au rêve, c’est naturellement Bayreuth ; il en parle avec son jeune ami Ernest van Dyck, le chanteur préféré de Lamoureux, le nouveau Parsifal de la Colline sacrée, dont le talent vient de subjuguer Cosima Wagner. Ernest van Dyck accompagne Chabrier à Karlsruhe pour la représentation de sa Gwendoline, que dirige Félix Mottl, éminent wagnérien. Chabrier, inépuisable épistolier, racontera à son épouse qu’ici « les femmes sont laides et foutues comme l’as de Pique » – mais « le militaire est somptueux », et c’est également à Karlsruhe qu’il fera la connaissance de Cosima, venue assister à L’Or du Rhin et à La Walkyrie, « flanquée de deux de ses filles (sur trois) – les nommées Isolde et Eva. » Cosima Wagner, « grande, maigre, intelligente comme plusieurs singes, toujours en deuil » (DR) Cosima déteste Gwendoline (« un fourre-tout rappelant Gounod et Meyerbeer, pour se terminer, comme c’était inévitable, à la manière de Tristan ») – ce dont Chabrier ne se doute pas. « Mme Wagner est une femme absolument distinguée, une femme de race, très affinée, intelligente comme plusieurs singes, parlant le français comme si elle n’avait jamais quitté Paris, sans le moindre accent, enfin une femme supérieure à coup sûr. Cinquante ans, grande, maigre, des masses de cheveux presque blancs, un grand nez, une grande bouche, des masses de dents, le tout sentant son Liszt à plein nez, la main très fine. Toujours en deuil. » Le clan français En juillet 1889, Chabrier retrouvera l‘impératrice de Bayreuth, sur ses propres terres et sera même convié aux festivités de son hôte illustre : « Hier soir, tralala à Wahnfried, chez Cosima Wagner, veuve du Maître. Tout Bayreuth, hormis les indigènes, était là réuni ; habits, vestons, clacks et chapeaux mous, cravates blanches ou de fantaisie, gens de tous les pays, de tous les âges et de tous les mondes, l’interlope excepté, car il faut avoir été présenté. […] Je suis arrivé, sur mon 31 […] Tout le clan français Lascoux père et fils, d’Indy, Leborne, Bréville, Bagès, Poujaud, d’autres de moindre huppe. » Chabrier a-t-il croisé, sinon à Wahnfried du moins au Festspielhaus, le jeune Claude Debussy, qui, devant l’abîme mystique pour la seconde année consécutive, commençait à virer sa cuti wagnérienne ? Debussy qui s’écrie (lettre à Ernest Guiraud) : « Quelles scies, ces leitmotive ! Quelles sempiternelles catapultes ! Les Niebelungen où il y a des pages qui me renversent, sont une machine à trucs. Même s’ils déteignent sur mon cher Tristan et c’est un chagrin pour moi de sentir que je m’en détache ». Wahnfried ou l’intimité de la famille Wagner, à deux pas du Festspielhaus… (DR) Ruisselant de larmes Chabrier, lui, s’y attache chaque jour davantage. Il court de répétitions en représentations et aligne deux Parsifal, deux Tristan, deux Maîtres Chanteurs, puis commente… À sa femme : « Hier, dimanche 21 juillet 1889, j’ai entendu Parsifal pour la première fois ; je n’ai jamais eu dans ma vie une semblable émotion artistique ; c’est un éblouissement ; on sort après chaque acte (moi du moins) absolument ahuri d’admiration, confondu, éperdu, tout ruisselant de larmes […] Je n’ai jamais rien vu ni entendu de pareil. C’est sublime d’un bout à l’autre. » À ses éditeurs Enoch et Costallat : « Parsifal est le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre. Je ne vois rien de plus beau au monde »… À Paul Lacombe : « Je rentre de Bayreuth absolument extasié. Le Parsifal est l’incomparable chef-d’œuvre ; c’est la plus intense émotion artistique de toute ma vie. Je m’en suis fourré jusque-là » – et il a « pleuré comme un veau » à la répétition des Maîtres… Réserve cependant : « En dehors de la musique, c’est un pays assommant et je préfère cent mille fois mon pauvre vieux Paris, qui est encore la plus chouette ville du monde. » Le quadrille Ce n’est pas Chabrier qui composera les Souvenirs de Bayreuth, fantaisie en forme de quadrille (sur les thèmes de la Tétralogie) mais, à quatre mains, Fauré et Messager. En revanche, c’est bien un Chabrier irrespectueux qui nous lèguera ses Souvenirs de Munich, Quadrille sur les thèmes favoris de Tristan et Isolde de Wagner. Wagnérien jusqu’au bout des ongles, oui, mais sur ses gardes quand il compose Gwendoline, España, La Sulamite, Le Roi malgré lui, Briséïs, son ultime opéra que la maladie l’empêcha d’achever. Francis Poulenc, qui adorait la musique de Chabrier tout en partageant à l’égard de Wagner l’allergie de ses amis – de quelques amis… – du Groupe des Six, s’en tire par une pirouette dans sa délicieuse biographie, qu’il eut jadis l’amabilité de me dédicacer : « Ce n’est pas l’écriture de Wagner qui a influencé Chabrier, mais son génie lyrique […] Somme toute, Chabrier a pris son élan grâce à Wagner, mais est toujours resté fidèle à son idéal ensoleillé, même dans Gwendoline ». (Diapason – Chronique de février 2014) Pour combler votre curiosité – Albert Lavignac : Le voyage artistique à Bayreuth (première édition à la librairie Delagrave) – Emmanuel Chabrier : Correspondance (Klincksieck) – Roger Delage : Emmanuel Chabrier (Fayard) – Francis Poulenc : Emmanuel Chabrier (La Palatine) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de juillet-août 2016 : « Ce jour-là, 15 janvier 1941 : Création du Quatuor pour la fin du Temps »

Franz Liszt
(1811 – 1886)

Franz Liszt (22 oct. 1811 - 31 juil. 1886) est un compositeur et pianiste virtuose hongrois (sujet des Habsbourg-Lorraine). Liszt nait à Doborján (aujourd’hui en Autriche) et meurt à Bayreuth (Allemagne) à l'âge de 74 ans. Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui, naissent l’impressionnisme au piano, le piano orchestral - Mazeppa, la quatrième étude d’exécution transcendante - et le piano littéraire - les Années de pèlerinage. Innovateur et promoteur de la « musique de l'avenir » Liszt influença et soutint plusieurs figures majeures du XIXe siècle musical : Richard Wagner, Hector Berlioz, Camille Saint-Saëns, Bedrich Smetana, Edvard Grieg et Alexandre Borodine. Aussi féconde que diverse, son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu'il s'agisse de l'impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dodécaphonisme sériel.



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