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Musique classique et opéra par Classissima

Franz Liszt

mardi 27 septembre 2016


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Compte rendu, concert. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse, le 21 septembre 2016. Beethoven, Bartók, Liszt, Scarlatti… Boris Berezovsky, piano

Classiquenews.com - ArticlesCompte rendu concerts. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins ; Le 21 septembre 2016. Ludwig Van Beethoven ; Béla Bartók ; Frantz Liszt ; Domenico Scarlatti; Igor Stravinski ; Boris Berezovsky, piano. Des grands pianistes il y en a, mais un géant comme Berezovsky je n’en connais d’autre, de cette force vive, avec ce calme. Son Beethoven est fin, délicatement phrasé, nuancé avec art. Le rythme est bondissant, ferme et stable. L’héritage mozartien est assumé comme l’élargissement du cadre de la sonate. Un grand moment de piano, pondéré, loin des excès que certains y mettent (Nelson Goerner, ici même… il y a peu). Ce sont les pièces de Bartók qui montrent les extraordinaires capacités physiques du pianiste. De l’exigeante Sonate, il ne fait qu’une bouchée, assumant crânement ses moments de violence. Les trois Etudes ont été enchaînées selon sa demande, dans un français exquis, avec trois études de Liszt. La fraternité de transcendance entre les deux compositeurs est saisissante. On comprend mieux la rareté de ces études de Bartók, tant la puissance et la virtuosité exigées sont immenses. Berezovsky domine toute partition. L’aisance souveraine en une simplicité de jeu dans une probité rarissime est un alliage des plus précieux. Quand je pense à certains qui histrionisent leur jeu, le calme olympien de Berezovsky est un baume. Son Liszt est de la même eau. Toute la construction des divers plans est organisée, sans chercher à appuyer la basse ou le chant. Ce Liszt est certain de la capacité du public à chercher dans ces notes si nombreuses, qui la mélodie, qui les arpèges, qui la basse, qui …. Ce petit effort dans l’écoute pour le spectateur est récompensé par une sorte de plénitude. Tout est là, rien ne manque et la musique règne souveraine de beauté. Le pianiste russe nous a offert un programme copieux, rare, passionnant Boris Berezovsky ou le piano monde En deuxième partie, sacrifiant à une sorte de mode cette année, il aborde à sa manière fluide et délicate trois petites Sonates de Scarlatti. Moment de pure grâce récréative. Car les deux œuvres suivantes sont colossales. La Sonate de Stravinski semble rendre hommage à l’âge classique mais est en fait d’une grande difficulté. Cette apparente simplicité d’écoute et l’absence de démonstrativité sont probablement les raisons de cette rareté dans les programmes des concerts. Berezovsky est impérial de hauteur technique et de don à son public. Sans la moindre fatigue apparente après ce vaste programme, Boris Berezovsky fait de la suite de Petrouchka une fête de la musique. Un piano sans limites qui peut aussi bien faire pleurer par sa délicatesse qu’impressionner par sa puissance orchestrale. Oui, Boris Berezovsky est le plus immense pianiste, capable de tout jouer et qui donne à son public généreusement la beauté dans la modestie accomplie, celle de moyens personnels incroyables et de travail qu’on sait colossal. Boris Berezovsky dans ce concert, a fait le don total d’un artiste accompli. Cet immense artiste a encore offert deux bis flamboyants à son public conquis et exigeant. Compte rendu concerts. 37 ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins ; Le 21 septembre 2016. Ludwig Van Beethoven (1770- 1827) : Sonate pour piano en mi bémol majeur « Quasi una fantasia » Op. 27 n°1 ; Béla Bartók (1881-1945) : Sonate pour piano ; Trois études op 18 SZ 72 ; Frantz Liszt (1811-1886) : Trois études ; Domenico Scarlatti (1685-1757) : Trois sonates ; Igor Stravinski (1940-1971) : Sonate pour piano ; Petrouchka, suite ; Boris Berezovsky, piano. Illustration : David Crooks

Musique classique et orgue

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Jean Guillou à Notre-Dame de Paris

Paris (75) Cathédrale Notre-Dame Mardi 27 Septembre à 20 h 30 Concert d'orgue Jean Guillou Guillou • Widor • Franck • Liszt Concert payant Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris - www.musique-sacree-notredamedeparis.fr/#!de-mardi-27-septembre-2016--20h...




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24 septembre

CD, compte rendu critique. Lucas Debargue, piano : JS BACH, BEETHOVEN, MEDTNER (1 cd Sony classical)

CD, compte rendu critique. Lucas Debargue, piano : JS BACH, BEETHOVEN, MEDTNER (1 cd Sony classical)… Tendresse du jeu, et enivrement prêt à renoncer, d’une profonde et calme nostalgie… L’instinct musical de Lucas Debargue, jeune français récemment distingué au Concours Tchaikovsky 2015, précise disque après disque ses qualités d’interprète. Le phrasé, le toucher s’estompent pour une atténuation suggestive continûment mesurée, canalisée par un instinct d’une rare musicalité. Le jeune Lucas Débarque n’a pas usurpé sa récente notoriété : il s’agit bien d’un pianiste poète qui sait doser, clarifier, structurer une somptueuse syntaxe pianistique : son contrepoint chez Bach, touche par sa candeur et sa précision ; une qualité d’éloquence et de fraîcheur enfantine, cultivée avec une élégance et une finesse qui sait se renouveler selon la pièce concernée. LUCAS DEBARGUE : pianiste ET poète… Moins riche expressivement, plus évident quoique d’une belle précision et clarté technique, le premier mouvement de la Sonate de Beethoven n°7 en ré majeur opus 10/3 (Presto), impose un feu plus nerveux, en équilibre, mobile, dans un jeu de bascule, à la fois trépidant et d’une élégance mozartienne. Un glas plus funèbre colore le Largo, méditatif, empêché, et finalement de plus en plus lugubre : le rubato et le jeu allusif, doué de phrases plus souples, quoique enténébrées, délivrent une claire et juste conception de ce drame intérieur, au vertige tragique insondable. Une belle réussite. Le Menuetto en sa maîtrise (retenue) n’est que juste insouciance. Une détente idéale pour rompre avec la tension tragique de ce qui a précédé. Le Rondo saisit par son étincelle vive et son urgence idéalement syncopée : le meilleur épisode, émotionnellement parfait. Le Medtner (Sonate en fa mineur opus 5) est tout aussi captivant : indice d’un programme équilibré, qui sait préserver l’équilibre et la tension continue. Il semble d’ailleurs réactiver mais en plus heurté, le climat panique et récemment plus vif du Rondo beethovénien. Pourtant en plus décousu, tant le jeu syncopé, hoquetant, semble déconstruire plus qu’il n’avance, dans ce préambule de plus de 12mn qui séduit par ses acoups comme aspirés. L’intermezzo résiste et se déroule comme une course à l’abîme mais comme suspendu, au ralenti. Lucas Debargue saisit toute la recherche de Medtner sur le temps et la durée. Sur la notion même de développement et de réitération. Sur la couleur à la fois cynique, froide, d’une rêverie hallucinée. L’enchantement se déploie sans contraintes, en une fluidité plus construite dans le Largo divoto, d’une puissance tout aussi suggestive parfaitement habitée. Ici il semble que Beethoven rencontre Liszt, avec en arrière fond, une interrogation mystique délirante et personnelle, presque frénétiquement énoncée à la Scriabine. Fulgurance, contrastes, vélocité et volubilité, de l’extase à la transe : le pianiste parvient à traverser tous les paysages de ce kaléidoscope sonore proche de la folie, avec une énergie qui sait être hyperactive et sans dilution. Maîtrise et finesse : Lucas Debargue impose un tempérament de grande classe, une technicité qui sait être l’expression d’une belle poétique personnelle. Le mois de septembre 2016 voit l’émergence / confirmation de deux immenses tempéraments du clavier parmi la nouvelle génération : Lucas Debargue donc aux côtés de l’excellent et subtilement poétique, Benjamin Grosvenor (sublime 4è cd édité par Decca, intitulé « HOMAGES » : Bach, Mendelssohn, Chopin, Franck, Liszt, édité le 9 septembre dernier : LIRE notre grande critique du cd HOMAGES par Benjamin Grosvenor… , également récompensé par le CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2016). Le piano contemporain vit de nouvelles heures en or. A suivre. CD, compte rendu critique. Lucas Debargue, piano : JS BACH, BEETHOVEN, MEDTNER (1 cd Sony classical 889853 41762 9 / enregistré à Berlin, en février 2015).

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23 septembre

CD événement, compte rendu critique. HOMAGES : Benjamin Grosvenor, piano (1 cd Decca)

CD événement, compte rendu critique. HOMAGES : Benjamin Grosvenor, piano (1 cd Decca). Les Liszt et Franck sublimés du pianiste Benjamin Grosvenor. D’emblée, nous savions qu’à la seule lecture du programme et la très subtile articulation des enchaînements comme des compositeurs ainsi sélectionnés, nous tenions là mieux qu’une confirmation artistique … : un accomplissement majeur s’agissant du pianiste britannique le plus exceptionnel qui soit actuellement et qui en est déjà à son 4è récital discographique pour Decca. Benjamin Grosvenor, parmi la jeune colonie de pianistes élus par Deutsche Grammophon et Decca (Daniil Trifonov, Alice Sara Ott, Yuja Wang… sans omettre les plus fugaces ou plus récents: Elizabeth Joy-Roe, ambassadrice de rêve pour Field chez Decca , ou surtout Seong Jin Cho, dernier lauréat du Concours Chopin de Varsovie…), fait figure à part d’une somptueuse maturité interprétative qui illumine de l’intérieur en particulier ses Liszt et ses Franck. HOMAGES, le programme d’un immense nouveau génie du piano Benjamin Grosvenor sublime Liszt et Franck Le pianiste est né dans le comté d’Essex en 1992. L’album « HOMAGES » est un chapelet de compositeurs aussi virtuoses que profonds, constituant – emblème des réflexions artistiques exigeantes, un programme magnifiquement conçu, entre éclats et murmures, démonstration échevelée et surgissements de la psyché. De fait dans le cas des Liszt qu’il a choisis : Venezia e Napoli, S 162 (Années de pèlerinage II : Italie, 1839-1840), comme dans celui des non moins sublimes César Franck, magicien harmoniste, narrateur des mondes poétiques (trilogie synthétique et orchestrale de Prélude, Choral et fugue FWV 21, sommet esthétique de 1884), le jeune britannique affirme une sensibilité tissée dans la pudeur et l’intériorité ; la constance douceur opérante du toucher qui s’autorise aussi de somptueuses affirmations frénétiques, exprime l’éloquence d’une intelligence musicale d’une exceptionnelle justesse : c’est un équilibre très subtile entre une virtuosité véloce et facile, voire déconcertante (crépitement crépusculaire et suspensions enivrées de son JS BACH d’ouverture (la Chaconne BWV 1004, arrangée par Busoni à partir de la pièce originelle pour violon), et une profondeur poétique spectaculaire à laquelle le première qualité est étroitement et constamment inféodée. Maitre des filiations, poète des correspondances secrets et intimes, ses Préludes et Fugues de Mendelssohn, d’un surgissement juvénile d’une incroyable tendresse répondent en cela idéalement aux mêmes formes (augmentées du Chorale), de Franck. La vision en perspective subjugue. Le programme dévoile un aperçu de son immense talent qui ne s’autorise aucun effet, mais recherche essentiellement la plénitude et l’allusion. Un poète du clavier en somme intiment doué et certainement l’un des plus passionnants à suivre aujourd’hui. Pour tous ses récitals discographiques, le pianiste sait construire un programme, agencer, combiner, associer … pour un périple musical d’une très grande force poétique. HOMAGES est donc le déjà 4ème recueil réalisé par Benjamin Grosvenor chez Decca : après ses programmes / récitals : Chopin / Liszt / Ravel en 2011, date de sa signature avec le label d’Universal ; Saint-Saëns, Ravel, gershwin en 2012 ; « Dances » enregistré en 2013…). Le programme est ciselé et enchanteur à plus d’un titre : comment ne pas être littéralement envoûté par le chant de la Barcarolle de Chopin ? L’extase des profondeurs mystiques et démoniaques simultanément des Liszt ? Mais c’est certainement l’intelligence des Franck qui surclasse ses confrères : mobile, ductile, versatile, et pourtant doué d’une étonnante profondeur – qui assure et préserve la couleur tragique de chaque pièce, le jeu du jeune Grosvenor chez le vieux Franck dépasse tout ce que nous espérions à l’endroit de ses pièces formant un triptyque essentiel à toute vie de mélomane. Merci à Benjamin Grosvenor de nous ouvrir de telles portes oniriques, de permette que soient audibles et perceptibles de tels mondes sonores. La sensibilité du pianiste est somptueuse et fraternelle : un immense génie du clavier se révèle dans ce programme, CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre et octobre 2016. Et si le magicien né dans l’Essex donne une récital dans votre ville, n’hésitez pas une seconde pour courir aller l’écouter. Un miracle de musicalité transcendante est au bout du chemin. CD événement. Compte rendu critique. « HOMAGES » (JS Bach arrangé par Ferruccio Busoni, Mendelssohn, César Franck, Franz Liszt). Benjamin Grosvenor, piano. 1cd Decca. Enregistré à Wyastone concert Hall, du 10 au 13 décembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS de la rentrée : septembre et octobre 2016.



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20 septembre

Compte rendu concert. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins. Le 13 septembre 2016. Mozart, Ravel, Chopin, Liszt. Lucas Debargue, piano.

Compte rendu concert. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins. Le 13 septembre 2016. Mozart, Ravel, Chopin, Liszt. Lucas Debargue, piano. Ce jeune pianiste dénote une personnalité affirmée et une belle originalité. Le programme admirablement construit lui a permis de développer une science du piano qui termine son récital crescendo, s’achevant en apothéose. D’abord un Scarlatti lumineux, admirablement articulé et très plaisant pour nous mettre l’oreille en éveil. Puis la Sonate de Mozart K.310, déjà entendue sous les (lourds) doigts de Richard Goode mardi dernier, a été abordée avec beaucoup de nuances et un touché bondissant. L’équilibre entre Sturm und Drang et élégance a été parfait. Un peu plus de legato et de chant dans le deuxième mouvement auraient d’avantage comblé. LUCAS D. : un sensationnel virtuose à suivre La Ballade de Chopin a été virtuose, active, vivifiante. Point de mélancolie dans cette pièce et une joie d’un piano triomphant. Le Chopin de Lucas Debargue cherche un peu à rivaliser avec Liszt. Après l’entracte, le triptyque de Gaspard de la nuit de Ravel a monté d’un cran la virtuosité transcendante. Ondine a été d’une eau claire avec des doigts d’une précision et d’une délicatesse extrême. L’importance des nuances fait passer d’une eau pure à un tsunami final. Le Gibet impressionne mais ne glace pas. La mise en valeur des différents plans est très réussie avec un glas que rien ne fait diminuer. Les effets pianistiques sont ahurissants de précision. Mais un peu plus d’imagination est nécessaire pour évoquer le romantisme de cette abominable scène de gibet. Scarbo est la pièce la plus réussie entre la virtuosité triomphante et l’évocation du personnage cherchant à danser et à s’alléger de sa condition. Le toucher de Lucas Debargue est d’une précision admirable et rien de vient troubler le geste pianistique grandiose. Le final est proprement halluciné, hallucinant. Pour terminer le programme la première Méphisto-valse achève de nous convaincre que nous tenons là, un virtuose à la manière d’un Evgeny Kissin. Les doigts volent sur le clavier, les notes fusent de tous cotés et la danse infernale subjugue, mais toujours dans la clarté de l’articulation. Un très grand moment de piano nous a été offert par ce jeune prodige. Avec la maturité, il saura sortir d’une sorte de complétude à s’écouter jouer, gagnera en expression et en legato. Mais déjà les moyens considérables du pianiste méritent toute l’admiration et l’attention du public. Trois bis ont été généreusement offerts (Scarlatti et Chopin) par un artiste en nage mais heureux. Pianiste plein de promesses, désormais à suivre. Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate n° 432 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate pour piano en la mineur K.310 ; Fréderic Chopin (1810-1849) : Ballade n°4 en fa mineur, op.52 ; Maurice Ravel (1875-1937) : Gaspard de La nuit ; Frantz Liszt (1811-1886) : Méphisto-Valse n°1 ; Lucas Debargue, piano. Illustration : © Evgeny Eutukhov

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20 septembre

Compte-rendu, concert. Montreux & Vevey, les 29, 30 & 31 août 2016. JS Bach, E Grieg, W. A. Mozart, L. van Beethoven… James Ehnes, Mikhaïl Pletnev, Midori, Orchestre des Jeunes de Bahia.

Fêtant cette année ses 70 ans, le Septembre musical de Montreux-Vevey continue de s’imposer comme l’un des festivals majeurs de la Suisse Romande, et donc un rendez-vous incontournable pour le mélomane amateur de grands orchestres comme de grands solistes. L’édition 2017 a vu ainsi défiler des solistes de la trempe de Martha Argerich, Leonidas Kavakos, Daniil Trifonov, mais aussi – nous les avons entendus – James Ehnes, Mikhaïl Pletnev et Midori. Le premier s’est lancé – au Temple Saint-Martin de Vevey – dans la folle aventure de l’intégrale des Sonates et Partitas pour violon seul de J.S. Bach. Le violoniste canadien ne s’y avère pas qu’un simple exécutant de la partition, mais avant tout un traducteur et un acteur dont la maturité d’interprétation fait forte impression. Dans ces œuvres fameuses, l’instrument entre dans une symbiose permanente, et sonne à nos oreilles comme une déclaration d’émotion, avec notamment de très beaux aigus. Même si certaines pièces accusent une certaine rapidité d’exécution – par exemple dans la fameuse Chaconne de la Partita n°2 -, il émane de son jeu une respiration artistique forte et une sensibilité à fleur de peau qui font de cet artiste, l’un des plus talentueux et attachants de sa génération. Visiblement très ému par ce qu’il vient d’entendre, le public lui offre une vive ovation à l’issue de sa performance. Trois soirées au Septembre musical de Montreux-Vevey Le second, assez rare en tant que concertiste depuis qu’il dirige l’Orchestre National de Russie, a offert – au Reflet-Théâtre de Vevey – un programme plus éclectique, réunissant Bach, Grieg, Mozart. Dans le Prélude et Fugue en la mineur de Bach, le virtuose russe gratifie l’auditoire de sa technique hors pair : sens de la construction, clarté du contrepoint, expressivité, capacité à faire chanter l’instrument. Avec Grieg, on trouve des moments de poésie et d’apaisement dans la Ballade op. 24 et une sincère tentative de faire ressortir le romantisme échevelé de la juvénile Sonate op. 7. Après l’entracte, c’est Mozart qui est à l’honneur au travers de trois de ses Sonates (les KV 311, 457 & 533). Pletnev – cela se voit et s’entend – vit dans l’intimité de Mozart, qu’il joue avec un respect et une affection touchantes, et son interprétation relève le défi de ce grand voyage dans les tréfonds de l’âme mozartienne avec beaucoup de finesse, d’élégance, de fraîcheur. Avec un très beau sens des nuances et un jeu d’une grande clarté, il retrouve la pureté mélodique de ces Sonates, leur brillance et leur virtuosité, en toute simplicité. Il offre, en bis, le fameux Rêve d’amour de Liszt puis le Scherzo de Borodine. Entre ces deux soirées, nous avons pu également assisté à un concert qui affichait le Youth Orchestra of Bahia (YOBA), orchestre composé de jeunes issus des quartiers défavorisés de la cité brésilienne (à l’image du plus connu El Sistema vénézuélien fondé par Gustavo Dudamel). Dirigée par son fondateur et directeur musical Ricardo Castro, la jeune phalange s’échauffe d’abord avec une pétillante Ouverture de Candide de Leonard Bernstein avant d’accueillir en son sein la célèbre violoniste japonaise Midori pour une exécution du Concerto pour violon de Beethoven. Dès le premier mouvement, l’interprète montre qu’elle est aujourd’hui en pleine maturité artistique et technique : la puissance et la beauté du son, la fiabilité de la tenue d’archet, le contrôle de l’interprétation dans ses moindres détails, l’économie du comportement (tout de concentration et d’intériorité) concourent à créer un moment de musique vraiment mémorable. La seconde partie de soirée propose une pièce aussi rare qu’originale avec le Chôros n°6 d’Heitor Villa-Lobos, le Chôro étant une tentative étonnante de fusionner la musique orchestrale et la musique des rues du Brésil. Le cycle des douze Choros composés par le compositeur brésilien nécessite des effectifs instrumentaux variés de la guitare seule au grand orchestre, et c’est tout le Brésil avec ses percussions caractéristiques, sa lumière et sa joie intrinsèque qui s’exprime à travers les instruments de l’orchestre classique. Et disons-le tout de go, le YOBA – en terme de richesse des timbres et de fini instrumental – n’a ici rien à envier aux grandes phalanges européennes sous la baguette de Ricardo Castro qui, de son côté, allie énergie et précision. Bref, une double belle découverte que cette partition et cet orchestre au Septembre Musical de Montreux-Vevey ! Compte-rendu, concert. Montreux & Vevey, les 29, 30 & 31 août 2016. JS Bach, E Grieg, W. A. Mozart, L. van Beethoven… James Ehnes, Mikhaïl Pletnev, Midori, Orchestre des Jeunes de Bahia. Illustrations : JamesEhnes, Pletnev, Midori (DR)

Franz Liszt
(1811 – 1886)

Franz Liszt (22 oct. 1811 - 31 juil. 1886) est un compositeur et pianiste virtuose hongrois (sujet des Habsbourg-Lorraine). Liszt nait à Doborján (aujourd’hui en Autriche) et meurt à Bayreuth (Allemagne) à l'âge de 74 ans. Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui, naissent l’impressionnisme au piano, le piano orchestral - Mazeppa, la quatrième étude d’exécution transcendante - et le piano littéraire - les Années de pèlerinage. Innovateur et promoteur de la « musique de l'avenir » Liszt influença et soutint plusieurs figures majeures du XIXe siècle musical : Richard Wagner, Hector Berlioz, Camille Saint-Saëns, Bedrich Smetana, Edvard Grieg et Alexandre Borodine. Aussi féconde que diverse, son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu'il s'agisse de l'impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dodécaphonisme sériel.



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