Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Franz Liszt

mardi 26 juillet 2016


Resmusica.com

21 juillet

Aline Piboule fait briller la mer au Festival Format Raisins

Resmusica.comChavignol (Sancerre). Église Saint-André. 16-VII-2016. Franz Liszt (1811-1886) : Rhapsodie espagnole ; Déodat de Séverac (1872-1921) : Baigneuse au soleil (extrait de Souvenir de Banyuls-sur-Mer) ; Les naïades et le faune indiscret ; Danse nocturne ; Jérôme Combier (né en 1971) : Embâcle ; Claude Debussy (1862-1918) / Yann Ollivo (né en 1972) : La Mer, trois esquisses symphoniques pour orchestre, transcription pour piano seul. Aline Piboule, piano.

La lettre du musicien (Comptes rendus)

15 juillet

Adam Laloum en clôture du 33e festival Chopin à Paris

Pour son concert final à l’Orangerie du parc de Bagatelle, le festival avait choisi le pianiste français, premier prix Clara-Haskil 2009, dont le vaste programme était tissé de correspondances : Schubert, Schumann, Chopin.D’emblée, ce piano-là est solaire, charnu, riche de couleurs et de timbres. Fin musicien, remarquable d’intelligence et de style, Adam Laloum respire et chante, attentif à la conduite des lignes, aux progressions harmoniques (aidé en cela par des mains réellement indépendantes), sans crainte surtout des silences, en eux-mêmes éloquents. Les Moments musicaux D.780 sont fondus comme il sied dans l’unité de leur cycle. Do majeur moderato, sans excès de pédale, aux sforzandi vigoureux, Andantino méditatif chaloupé comme une barcarolle, à l’épisode central bien dialogué dans le ton lointain, singulier de fa dièse. Le célébrissime morceau en fa mineur, miniature délicieuse, est pris au rare et si fragile tempo giusto : phrasés exacts, pulsation ad hoc. Nous avouons préférer l’ut dièse mineur lorsqu’il tire davantage vers le texte qu’indique Liszt dans l’édition de J. G. Cotta : accompagnement staccato, certes, mais dessin mélodique plus marqué à la dextre dont les dernières doubles, pour ainsi dire, sont muées en noires. On cherche ici le murmure plutôt que l’articulation (encore que la section toute viennoise, en ré bémol, ait été bien battue). Le tout s’achève sur les foucades du fa mineur et la confession du la bémol majeur, mélancolique à souhait. Elégant, Laloum, plus Eusébius que Florestan, impose alors une vision très aboutie des Davidsbündlertänze, potentiellement le plus verbeux des recueils de Schumann, pour peu qu’il soit mal compris. Les esprits chagrins ne lui reprocheront qu’un excès de carrure, un manque de frivolité, de fantasque, de caractère : une compréhension plus directement littérale des didascalies allemandes n’aurait pas nui à la rigueur architecturale de l’ouvrage, dont il réalise l’unité organique avec brio. La seconde partie débute par la Fantaisie en fa mineur de Chopin, puissante et large dans sa marche, émaillée de menus accrocs (dentelle de croches), creusée dans les profondeurs du clavier, musicale. La Sonate en si mineur est racée, tenue d’un bloc : humble et d’un goût jamais en défaut (dons admirables !), le jeune virtuose pourrait oser plus de lyrisme encore dans le poignant Largo, plus d’orchestre, de violence brute dans le finale qui se densifie peu à peu – argutie de critique. Acclamé, Laloum met un superbe point final à l’édition 2016 : en offrant en bis, à la Rudolf Serkin, le Scherzo de l’ultime Sonate de Schubert : un si bémol frais, vif, spirituel et joliment touché. (14 juillet) Festival Chopin à Paris 2016 Lire également nos comptes rendus des récitals de François Dumont et Pascal Amoyel .




La lettre du musicien (Comptes rendus)

14 juillet

Le 33e Festival Chopin à Paris accueille Pascal Amoyel

A l’Orangerie du parc de Bagatelle, le pianiste français offrait un programme Chopin-Liszt que n’aurait pas désavoué son maître György Cziffra et qui faisait la part belle aux Polonaises.Daté de Weimar (18 mai 1881), offert « avec son plus amical souvenir » à son élève et secrétaire Arthur Friedheim, le Wiegenlied pour piano est une pièce étrange et douce que Liszt réemploie dans son ultime poème symphonique, Du berceau à la tombe. Avec une sérénité admirable, sinon une forme de détachement paradoxal résultant de sa concentration, Pascal Amoyel improvise bien davantage qu’il n’en restitue la mélodie pénétrante : aigus lumineux, toucher délicat, una corda, dolce et sempre legato – le tout pris lentement quoique toujours Andante. S’ouvre alors un cycle de cinq Polonaises inauguré par le dessin chromatique descendant de l’opus 26 n° 1, que le pianiste aborde sans fausse passion ni lyrisme outrancier (meno mosso con anima). Inquiète, sa jumelle en mi bémol mineur fait état de la même pudeur et d’un souci de style similaire : maestoso, ritenuto marqués. La robustesse paysanne ou, pour le coup, militaire que demandent ces accords pleins, ces rythmes marqués de la botte ou du sabot n’éclate véritablement que dans la pièce suivante, quand la Polonaise op. 40 n° 2 est émaillée de basses caverneuses, rayonnantes, jamais détimbrées. Ces ressources exceptionnelles de constraste et de puissance culminent dans la Polonaise en fa dièse mineur, aux motifs obsédés, où le pianiste se livre sans retenue quitte à disloquer quelques cellules ou à réexposer plus rapidement qu’au tempo primo, après la mazurka centrale, sous l’effet d’un engagement considérable. Mais la scène autorise, appelle le risque, et le public approuve. Miroir de la première, la seconde partie débute avec ce nocturne tardif et profond de Liszt, noté En rêve (1885), à l’atmosphère éthérée, dont les harmonies sont irrésolues. En la bémol, Au bord d’une source lui eût fourni un complément de choix : Amoyel lui préfère la sombre légende mystique de Saint François de Paule, aux flots rugissants, aux doubles-octaves extraordinaires : ossia pour le texte et Lento traité librement à la manière d’une cadence. Le programme officiel s’achevait sur la Grande Polonaise héroïque en la bémol majeur. En bis, La Cathédrale engloutie de Debussy (Préludes I, 10), justement servie par des nappes et des plans, des abîmes formidables ouverts dans le registre grave, que l’artiste a le bon goût de laisser mourir sur sa dernière note en maîtrisant les résonances. Rappelé avec effusion, Pascal Amoyel offre le Nocturne opus posthume en do dièse mineur de Chopin. (13 juillet) Festival Chopin à Paris 2016 Lire aussi nos comptes-rendus des récitals de François Dumont et Adam Laloum.



La lettre du musicien (Edito)

28 juin

Brexit et musique

La déflagration produite par les résultats du référendum britannique – qui semblent, curieusement, avoir stupéfié autant les partisans du Leave que ceux du Remain – a trouvé des échos dans le monde culturel et musical, et notamment sur les réseaux sociaux, les premiers à réagir.Rien de plus normal : la musique ne connaît pas de frontières. Bien avant la construction européenne, le continent a toujours été sillonné par des compositeurs allant de capitale en capitale pour faire représenter leurs œuvres, par des solistes réclamés pour de longues tournées. Quelques noms viennent spontanément à l’esprit : Lassus, Haendel, Mozart, Paganini, Liszt... parmi tant d’autres. Aujourd’hui, pour les jeunes musiciens, l’Europe est le cadre de vie et de travail naturel. Combien de Français ont pu étudier à Londres ou ailleurs en Europe, combien de Britanniques ont fait de même dans les conservatoires français ou allemands ? Tout cela grâce au programme Erasmus, l’une des belles réussites de l’intégration européenne. Le monde musical devrait être touché partout en Europe, mais c’est naturellement pour nos voisins britanniques que les conséquences de cette sécession seront les plus sensibles. D’abord parce que l’Europe soutient la culture au Royaume-Uni, via le programme “Europe créative”, à hauteur de onze millions d’euros (chiffres 2014-2015). Une aide qui bénéficie à de nombreuses institutions du pays, mais essentiellement aux deux compagnies lyriques londoniennes : Covent Garden et l’English National Opera. Sans compter ce que versent les fonds structurels européens. Certes le Royaume-Uni, quittant l’Europe, ne contribuera plus au budget de celle-ci. Mais réaffectera-t-il pour autant une part de la manne économisée à ses institutions musicales ? Ensuite, parce que l’engagement de musiciens britanniques en France risque d’être plus compliqué – au moins administrativement – s’ils ne sont plus ressortissants de l’Union européenne. L’Association britannique des orchestres en est bien consciente qui, le jour même de l’annonce du résultat du référendum, a mis en garde contre les conséquences du Brexit sur les tournées de musiciens et d’orchestres en Europe (The Strad, 24 juin). Passé le premier moment de stupeur, il faut toutefois raison garder. Les négociations de sortie du Royaume-Uni vont être longues et complexes. Personne, à ce jour, ne sait quel sera le statut du pays vis-à-vis de l’Union européenne. Mais il ne faudra évidemment pas plus de visa pour aller jouer à Londres qu’il n’en faut aujourd’hui pour se produire en Suisse. Et pour finir sur une note légère : vous voulez aider un de vos amis musiciens à conserver son passeport européen ? Epousez-le !

Franz Liszt
(1811 – 1886)

Franz Liszt (22 oct. 1811 - 31 juil. 1886) est un compositeur et pianiste virtuose hongrois (sujet des Habsbourg-Lorraine). Liszt nait à Doborján (aujourd’hui en Autriche) et meurt à Bayreuth (Allemagne) à l'âge de 74 ans. Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui, naissent l’impressionnisme au piano, le piano orchestral - Mazeppa, la quatrième étude d’exécution transcendante - et le piano littéraire - les Années de pèlerinage. Innovateur et promoteur de la « musique de l'avenir » Liszt influença et soutint plusieurs figures majeures du XIXe siècle musical : Richard Wagner, Hector Berlioz, Camille Saint-Saëns, Bedrich Smetana, Edvard Grieg et Alexandre Borodine. Aussi féconde que diverse, son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu'il s'agisse de l'impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dodécaphonisme sériel.



[+] Toute l'actualité (Franz Liszt)
24 oct.
La lettre du musi...
22 oct.
Classiquenews.com...
22 oct.
Resmusica.com
21 oct.
Resmusica.com
21 oct.
Classiquenews.com...
20 oct.
La lettre du musi...
19 oct.
MusicaBohemica
19 oct.
Jefopera
10 oct.
Le blog d'Olivier...
5 oct.
La lettre du musi...
3 oct.
Les blogs Qobuz
2 oct.
Resmusica.com
1 oct.
Resmusica.com
30 sept.
Jefopera
30 sept.
Classiquenews.com...
29 sept.
Google Actualité ...
29 sept.
Google Actualité ...
27 sept.
Les bons plans de...
25 sept.
Classiquenews.com...
23 sept.
Resmusica.com

Franz Liszt




Liszt sur le net...



Franz Liszt »

Grands compositeurs de musique classique

Grand Galop Chromatique Rhapsodie Hongroise Concerto Pour Piano Danse Macabre

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...