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Musique classique et opéra par Classissima

Franz Liszt

vendredi 1 juillet 2016


Classiquenews.com - Articles

24 juin

Jonas Kaufmann chante les Wesendonck lieder de Wagner

Classiquenews.com - Articles France Musique, jeudi 30 juin 2016, 20h. Jonas Kaufmann chante les Wesendoncklieder de Wagner… Le récital transmis par France Musique crée l’événement : déjà la présence à Paris de Jonas Kaufmann est un rendez vous incontournable mais s’ajoute à cette présence bienvenue, le choix de la partition : exceptionnelle, la version des Wesendonck lieder de Wagner pour voix de ténor, mais un ténor rauque et chaud, aux rugosités amples si incarnées et cuivrées. Tout cela contraste avec la version habituelle pour voix de femme, soprano ou mezzo. Dans un récital discographique dirigé alors par Claudio Abbado édité alors par Decca, Jonas Kaufman, éblouissait dans Wagner (Sigmund bouleversant). Nul doute que l’engagement dramatique et l’acuité émotionnelle, sa gravité et sa tendresse, ce caractère embrasé et ivre (à l’instar de son modèle le ténor Jon Vickers) du ténor Kaufmann illumine la partition. WAGNER REVOLUTIONNAIRE ET FUGITIF… Marié à Minna depuis 1836, Richard Wagner a fui Dresde et la répression contre les libertaires révolutionnaires dont il faisait partie. Le compositeur recherché par les autorités a trouvé refuge au bord du lac de Zurich, en 1849. Sa rencontre avec Mathilde Wesendonck en février 1852 restentit comme un électrochoc. La jeune femme, âgée de 24 ans, est l’épouse d’Otto Wesendonck, industriel fortuné qui doit son essor à la maison des soieries qu’il a fondée à New York. Au choc de cette rencontre humaine, Wagner éprouve une crise artistique majeure que porte sa composition nouvelle Tristan und Isolde, élaboré en 1854, à laquelle se mêle aussi la lecture de Shopenhauer, son scepticisme fécondant: le musicien ressent très profondément la solitude de l’artiste, sa malédiction et son impossibilité à vivre pleinement tout amour salvateur: il a certes, la capacité d’identifier la force rédemptrice de l’amour suscité par la femme, mais contradictoirement, ne peut en réaliser le principe salvateur ici bas. Omniscience, impuissance, solitude, plainte et malédiction: pourtant l’art de Wagner loin de se mûrer en un acte fermé sur lui-même, dans son aspiration exceptionnelle, engendre l’opéra de l’avenir dont Tristan marque l’avènement: opéra romantique, opéra moderne. Dès décembre 1856, vivant l’amour pour Mathilde qui est une nouvelle épreuve de l’impuissance et de la frustration car cette liaison n’a aucun avenir, Wagner compose les premières esquisses de Tristan. Effondré, Wagner, victime de l’amour compose en Suisse deux oeuvres embrasées, du même bois : les Wesendonck lieder et Tristan une Isolde… REVE D’AMOUR EN SUISSE : DE TRISTAN aux WESENDONCK. Les deux cycles amoureux sont taillés dans le même bois, sculptés par un compositeur traumatisé par ses affres sentimentaux… De Siegfried à Tristan. L’attraction de Wagner pour Mathilde s’est violemment manifestée quand Otto Wesendonck, ignorant la situation amoureuse dont il est la victime aveugle, invite le couple Wagner dans l’une de ses villas, et même encourage le compositeur à écrire de nouvelles oeuvres (avril 1857). Exalté par la présence de celle qu’il vénère secrètement, Wagner cesse la composition de Siegfried, et se passionne pour son nouvel opéra, Tristan. A l’été 1857, Wagner organise une première lecture du poème qu’il a rédigé, regroupant et synthétisant toutes les légendes sur le sujet de Tristan. Dans l’audience privée qui recueille cette première écoute, se trouvent les 3 femmes de sa vie, Mathilde l’inaccesssible, Minna, sa compagne désormais plus supportée qu’aimée, et sa future épouse, Cosima née Liszt, qui est alors la femme du chef Hans von Bülow. En octobre 1857, Richard Wagner compose les Wesendonck lieder, cycle de mélodies qui est à la fois, la déclaration d’amour d’un coeur à l’autre, et aussi pour le compositeur, le journal poétique de ses sentiments contradictoires, entre élan, désir, et dépression. Mathilde a transmis les cinq poèmes, rédigés d’après les thèmes de Tristan. La musique que compose Wagner est ensuite réutilisée pour l’opéra Tristan: les deux cycles de compositions sont liés. D’ailleurs, quand il prépare la publication des Wesendonck lieder en septembre 1858, Wagner sous-titre l’opus: “Etudes pour Tristan und Isolde”. Nouri par son amour pour une muse, Wagner dépose le 31 décembre 1857, la partition du premier acte de Tristan aux pieds de Mathilde, nouvelle Isolde pour un Tristan ennivré. L’issue semble cependant inévitable: en janvier 1858, Minna intercepte un courrier entre Richard et Mathilde: elle exige des explications et dévoile l’union scandaleuse à Otto Wesendonck. Les deux couples se séparent: déchirements et tensions. Rupture. Dépressif, meurtris, Wagner se retire à Venise… et compose les derniers actes de Tristan. Aucun doute, le sujet de la passion amoureuse, légué par la fable médiévale a marqué de façon indélébile, la vie de Wagner, comme sur le plan musical, il féconde l’oeuvre du musicien qui en a transposé la difficile mais radicale expérience dans deux oeuvres désormais emblématiques: le cycle des Wesendonck lieder, puis l’opéra de la modernité, Tristan und Isolde. France Musique, jeudi 30 juin 2016, 20h. Jonas Kaufmann chante les Wesendoncklieder de Wagner… Diffusion du concert enregistré le 19 mai 2016 Liszt: Orphée Wagner: Wesendonck-Lieder Bruckner: Symphonie n° 7 Jonas Kaufmann (ténor) Orchestre National de France Daniele Gatti (direction) LIRE aussi le Parsifal de Jonas Kaufmann CD, critique : JONAS KAUFMANN, so great arias (4 cd Decca)

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28 juin

Lille piano(s) festival : quelques déceptions et de belles révélations

Lille piano(s) festival 2016. Auditorium du « nouveau siècle » . 17, 18 et 19-VI-2016. Jean Sebastien Bach: concertos BWV 1055,1060 et 1063 ; Frédéric Chopin : Concerto n°2 ; Wolfgang Amadeus Mozart: Concertos n°9 « jeunehomme » et 23, concertos pour 2 et 3 pianos . Récitals œuvres de Satie, Ravel, Bach, Beethoven, Mozart, Clementi, Schubert, Liszt, Brahms, Novak et alii. Fazil Say, Guillaume Tharaud, Anne Queffélec, Lukas Vondracek, Wilhelm Latchoumia, Marie Vermeulin, Vanessa Wagner, Cédric Thibergien, Nathalie Milstein, Julian Trevelyan, Sanja et Lidjia Bizjak (pianos). Orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus (direction); orchestre de chambre de Picardie, Arie van Beck (direction).




La lettre du musicien (Edito)

28 juin

Brexit et musique

La déflagration produite par les résultats du référendum britannique – qui semblent, curieusement, avoir stupéfié autant les partisans du Leave que ceux du Remain – a trouvé des échos dans le monde culturel et musical, et notamment sur les réseaux sociaux, les premiers à réagir.Rien de plus normal : la musique ne connaît pas de frontières. Bien avant la construction européenne, le continent a toujours été sillonné par des compositeurs allant de capitale en capitale pour faire représenter leurs œuvres, par des solistes réclamés pour de longues tournées. Quelques noms viennent spontanément à l’esprit : Lassus, Haendel, Mozart, Paganini, Liszt... parmi tant d’autres. Aujourd’hui, pour les jeunes musiciens, l’Europe est le cadre de vie et de travail naturel. Combien de Français ont pu étudier à Londres ou ailleurs en Europe, combien de Britanniques ont fait de même dans les conservatoires français ou allemands ? Tout cela grâce au programme Erasmus, l’une des belles réussites de l’intégration européenne. Le monde musical devrait être touché partout en Europe, mais c’est naturellement pour nos voisins britanniques que les conséquences de cette sécession seront les plus sensibles. D’abord parce que l’Europe soutient la culture au Royaume-Uni, via le programme “Europe créative”, à hauteur de onze millions d’euros (chiffres 2014-2015). Une aide qui bénéficie à de nombreuses institutions du pays, mais essentiellement aux deux compagnies lyriques londoniennes : Covent Garden et l’English National Opera. Sans compter ce que versent les fonds structurels européens. Certes le Royaume-Uni, quittant l’Europe, ne contribuera plus au budget de celle-ci. Mais réaffectera-t-il pour autant une part de la manne économisée à ses institutions musicales ? Ensuite, parce que l’engagement de musiciens britanniques en France risque d’être plus compliqué – au moins administrativement – s’ils ne sont plus ressortissants de l’Union européenne. L’Association britannique des orchestres en est bien consciente qui, le jour même de l’annonce du résultat du référendum, a mis en garde contre les conséquences du Brexit sur les tournées de musiciens et d’orchestres en Europe (The Strad, 24 juin). Passé le premier moment de stupeur, il faut toutefois raison garder. Les négociations de sortie du Royaume-Uni vont être longues et complexes. Personne, à ce jour, ne sait quel sera le statut du pays vis-à-vis de l’Union européenne. Mais il ne faudra évidemment pas plus de visa pour aller jouer à Londres qu’il n’en faut aujourd’hui pour se produire en Suisse. Et pour finir sur une note légère : vous voulez aider un de vos amis musiciens à conserver son passeport européen ? Epousez-le !

Le blog d'Olivier Bellamy

22 juin

Eric-Emmanuel Schmitt, prima la musica

Il est doué, très doué, et il le sait. Tout est facile pour lui, la littérature, la philosophie, le théâtre et même la musique. On pourrait même dire d’abord la musique puisque son maître choisi est Mozart, qu’il maîtrise aussi ce langage, et que ses accointances intimes avec l’art mystérieux des sons permettent à ses mots de voler sans lourdeur tandis que les vocables de ses confrères se meuvent avec lenteur. Mais cette grâce est aussi un danger. Danger de l’autosatisfaction, du narcissisme néronien écoutant sonner ses vers avec délices tandis que Rome brûle. Jeune, il voulait éblouir, aujourd’hui il brille sans peine. Et après ? A sa manière, il est unique et ne ressemble à personne. A moins de nous tourner vers la musique. Eric-Emmanuel Schmitt représente une sorte de Poulenc de la littérature. Vilipendée par l’avant-garde hargneuse ou par les snobs affidés, sa caravane passe et avec un peu de chance elle restera. Voici son programme : LES MADELEINES. Debussy, Childrens corner, The Snow is dancig, par Walter Gieseking. Dvorak, Humoresque, dans une version piano-violon avec Christian Ferras Rina Ketty, Mon cœur soupire (l’air de Chérubin des Noces de Figaro en version tango) MORCEAUX Schubert, Der Müller und der Bach, transcription Liszt, 1846, joué par Bertrand Chamayou. Schumann, Concerto pour violon, 2 Langsam, par Isabelle Faust, Freiburger Barockorchester, Pablo Heras-Casado. Mozart, Laudate dominum, extr. des Vêpres Solennelles, par Cecila Bartoli. Nicolas Bacri, Cosi Fanciulli, opéra qui fut joué au Théâtre des Champs-Élysées en juin 2015. Orchestre Opera Fuoco, direction David Stern. (livret EES)



Franz Liszt
(1811 – 1886)

Franz Liszt (22 oct. 1811 - 31 juil. 1886) est un compositeur et pianiste virtuose hongrois (sujet des Habsbourg-Lorraine). Liszt nait à Doborján (aujourd’hui en Autriche) et meurt à Bayreuth (Allemagne) à l'âge de 74 ans. Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui, naissent l’impressionnisme au piano, le piano orchestral - Mazeppa, la quatrième étude d’exécution transcendante - et le piano littéraire - les Années de pèlerinage. Innovateur et promoteur de la « musique de l'avenir » Liszt influença et soutint plusieurs figures majeures du XIXe siècle musical : Richard Wagner, Hector Berlioz, Camille Saint-Saëns, Bedrich Smetana, Edvard Grieg et Alexandre Borodine. Aussi féconde que diverse, son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu'il s'agisse de l'impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dodécaphonisme sériel.



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